Mercredi 25 mars 2026, la direction d’ATLASea sera en visite à Plouzané près de Brest, dans les locaux du Centre d’Ifremer Bretagne et proposera une conférence dédiée aux premiers résultats d’ATLASea de 13h30 à 17h00.
Hugues Roest Crollius et Patrick Wincker co-directeurs du programme, ouvriront la conférence en présentant les principaux résultats obtenus par le PEPR ATLASea après trois années d’activités, ainsi que les perspectives scientifiques et technologiques associées.
S’en suivra une intervention de Jérémie Le Luyer, chargé de recherche à l’Ifremer au laboratoire LEMAR, dont les recherches s’appuient sur des approches de physiologie évolutive avec une forte composante en génomique.
Les startups en biotechnologies Immunrise Biocontrol et Perha Pharmaceuticals, participeront également à cette rencontre et présenteront des exemples d’applications potentielles issues de l’exploitation de ressources génomiques.
Il s’agit d’une journée structurante de la communauté scientifique et industrielle autour de la génomique marine, qui invite les acteurs du public et du privé, à échanger sur les défis liés à la biodiversité marine et aux technologies de séquençage, mais aussi à co-construire de nouvelles voies d’innovations.
Cette conférence est gratuite et ouverte à tous.tes. L’inscription est obligatoire (deadline 20 mars). En présentiel ou visio-conférence (le lien vous sera communiqué après votre inscription).
Programme
13h30 – 13h45
Accueil : Amphithéâtre Laubier, centre d’Ifremer Bretagne à Plouzané

13h45 – 14h30
Patrick Wincker et Hugues Roest Crollius, co-directeurs du PEPR ATLASea
ATLASea : séquencer les génomes marins de la ZEE française à grande échelle
Le Programme et Equipement Prioritaire de Recherche (PEPR) ATLASea a débuté en 2023 avec un financement de France 2030. Il ambitionne de séquencer les génomes de 4500 espèces de la Zone Economique Exclusive (ZEE) Française, la deuxième plus grande au monde. Il s’appuie pour cela sur l’expertise en génétique, bioinformatique et séquençage du CNRS et du CEA, avec des partenaires comme Ifremer, le Museum National d’Histoire Naturelle, et plusieurs Universités. Avec plus de 2300 espèces collectées et près de 250 génomes produits, une infrastructure informatique largement déployée et plusieurs projets d’analyse en cours, ATLASea entre dans une phase propice aux collaborations avec les acteurs de l’économie bleue. Celles-ci peuvent inclure le séquençage d’espèces d’intérêt ou la formation aux outils d’analyse génomique par exemple.

14h30 – 15h10
Jérémie Le Luyer, chargé de recherche à l’Ifremer au laboratoire LEMAR
Communication chimique et génomique : relier l’évolution au fonctionnement des écosystèmes marins
Les paysages chimiques sont des mosaïques de molécules de signalisation produites par les organismes et leurs partenaires microbiens, qui régulent les interactions intra- et interspécifiques dans les écosystèmes marins. Ils orchestrent des étapes clés du cycle de vie, de développement et la métamorphose jusqu’à la symbiose et la structuration des populations, mais restent largement inexplorés malgré leur forte vulnérabilité aux pressions anthropiques et aux changements globaux. Au niveau moléculaire, les gènes et voies impliqués dans la biosynthèse et la perception de ces signaux présentent une dynamique évolutive particulière : une forte conservation assurant une régulation robuste de fonctions essentielles, associée à une diversification rapide entre espèces générant des signaux chimiques spécifiques qui structurent les interactions écologiques et l’isolement reproducteur. La combinaison de ressources génomiques à grande échelle (ATLASea) avec des approches chimiques et expérimentales offre un cadre puissant pour relier l’évolution des systèmes de signalisation à l’assemblage des communautés et au fonctionnement des écosystèmes marins.
15h10 – 15h40
Pause Café

15h40 – 16h20
Maéna Lorenzo, technicienne de laboratoire chez Immunrise Biocontrol
Activités et potentiels d’usage des amphidinols : focus sur la protection des plantes et la conservation du vin
ImmunRise a généré une collection variée de microalgues et de bactéries marines, et a ensuite criblé des extraits issus de ces microorganismes pour des activités antifongiques. En 2016, elle a pu identifier Amphidinium carterae, une microalgue capable d’inhiber la croissance d’un large spectre de champignons et oomycètes pathogènes de plantes. Cette activité est dépendante des molécules actives qu’elle produit ; les amphidinols. Les travaux de R&D consacrés à l’optimisation de la production, de la purification et de la formulation de ces molécules ont permis d’ouvrir la voie à de nouvelles solutions antifongiques appliquées au végétal et à l’alimentaire, qui seront présentées dans le cadre de cette conférence.

13h45 – 14h35
Laurent Meijer, président de Perha Pharmaceuticals
“From Sea to Pharmacy”: Les organismes marins, une source riche de molécules thérapeutiques, de réactifs biologiques et de modèles expérimentaux pour la biologie fondamentale. Importance du séquençage de génomes.
